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Tome premier.
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JE ONJ'.SSE

force, à l’étendue de son génie, qn’il faut attri-buer la direction qu’il a suivie. Je sais que l’oncite quelques faits qui montrent chez lui uneindulgence bien singulière envers de grandesturpitudes morales : mais qu’il ait dit quonne dispute pas des goûts , en parlant de ceuxd’un pâtre et ensuite de deux sœurs; que dansune autre occasion il ait dit d’un soldat decavalerie qu’il n’y avait qu’à le placer dansl’infanterie, en conclura-t-on qu’il faille le

rapides moments qu’il donnait à ses compositions litté-raires, il n’était occupé que de la série des idées qu’il sui-vait , et qu’il faisait beaucoup de fautes qu’avec quelqueattention il n’eût pas faites. Est-il admissible, en effet,qu’il ne sût pas comment s’écrivait le nom de Voltaire ?

Au reste, moins il avait de ces connaissances communesà tant d’hommes ordinaires, et que son père lui avait ôté,autant qu’il l’avait pu, les moyens d’acquérir, plus lesgrandes choses qui le signalent comme roi, comme légis-lateur et comme guerrier ; plus ses compositions litté-raires, et qui ne furent pour lui que des délassements,attestent l’étendue et la puissance de son génie, et ré-duisent à sa juste valeur, ou plutôt on ne sait à quellevaleur, ce jugement de l’éditeur de la troisième édition:L’ascendant de Frédé/ic sur son siècle tenait à des qua-lités qui dérobaien ‘ aux regards plus d’une faiblesse. !

B 0D Thiébault.