DE FRÉDÉRIC.
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bal au retour, et il eut l’air de ne pas le refuser,sans l’accepter formellement. Mais, après ledîner, M. le maréchal eut la maladresse de lui
dire : Sire _ M. le comte .. .. Cétte faute passa
comme si elle n’avait pas été observée, mais elleproduis.it tout son effet: le roi en fut blessé :«Ce maréchal, disait-il, est un sot, il devait» respecter mon secret, ou me faire rendre les» honneurs qui m’étaient dus. » Il alla néan-moins à la comédie avec madame la maréchale;mais il y resta peu de temps, prétexta quelquesaffaires, et se retira. Le baron de Poëlnitz m’aassuré qu’en arrivant à son auberge il y avaittrouvé un paquet de son ministre à Paris , quilui donnait les plus fortes raisons pour ne pasaller plus loin, et que ces mêmes raisons avaientachevé de le déterminer à repasser le Rhin . Cequ’il y a de certain, c’est qu’il envoya comman-der des chevaux, et partit le lendemain debon matin.
Lorsqu’il courait ainsi sur la rive droite duRhin pour regagner ses états, il aperçut unechaise ouverte qui venait à lui; et à l’aide de sa lu-nette, il y reconnut un abbé français , hommed’esprit, avec lequel il avait souvent causé àBerlin , et qu’il y avait laissé en parlant. Fré-