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Tome deuxième.
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LA PRINCESSE AMÉLIE LE PRUSSE. ^79

Magdebourg , madame du Troussel, dont lamère était mourante, vint au château faire sesadieux à la reine et aux princesses : elle trouvala princesse Amélie dans sa plus grande pa-rure, et couverte de tous ses diamants. Elleétait radieuse de joie, et s’amusait de voir lacour pleine de chariots et de ballots que l’onjetait par les fenêtres pour plus de célérité. Dèsqu’elle vit madame du Troussel, qui alors étaitencore madame deKleist: « Comment, lui cria-» t-elle, est-ce que tu ne te prépares pas à fuir» avec nous? — Madame, je ne puis pas quitter» Berlin : ma mère est bien malade, et je ne» l’abandonnerai pas. — Oh bien ! ma chère, ces«Russes qui vont venir brûleront tout; ils pil-«leront et saccageront la ville! ils te..., ils te«tueront! Ce sont des barbares, des sauvages!» Ta mort ne sauvera pas ta mère. — Us me fe-»ront le mal qu’ils voudront me faire; mais la«peur ne me fera pas manquer à des devoirs«aussi sacrés que ceux qui me retiennent ici.» — Cela étant, ma chère enfant, je ne te re-nverrai plus; cela est très sûr; ainsi, adieu,» adieu. » Et ce fut ainsi qu’elle l’embrassa et larenvoya.

Une chose que tout le monde a bien remar-