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Tome deuxième.
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LA PRINCESSE AMÉLIE ME PRUSSE. ü8l

qui s’occupait le plus des diseurs de bonneaventure, m’a répété cent lois que cette prin-cesse y donnait autant de soins quelle; quesouvent elle faisait appeler en grand secret tousles sorciers et sorcières qui avaient quelqueréputation; qu’elle-même, qui me racontaittous ces faits, lui en avait adressé plusieurs, etqu’ayant le même goût, elle était devenue àcet égard sa confidente, sinon unique, dumoins la plus intime et la plus secrète. Cettematière formait entre elles le sujet d’entretiensaussi longs que sérieux; et si même ce n’est pasd’après la princesse, c’est du moins d’aprèsses alentours les plus intimes, que madamedu Troussel m’a positivement affirmé avoirsu dans le temps, que, durant toute la guerrede sept ans, et surtout aux époques les pluscritiques, cette princesse avait souvent passéles jours à faire tirer les cartes pour le roi, sansnéanmoins le nommer; et qu’elle en avait en-voyé les résultats et les annonces à sa majesté;d’où l’on pouvait douter si le roi y avait ajoutéfoi ou non, et si la princesse recourait à cessortes de divinations de son propre mouve-ment , ou par ordre de son frère.

Ces derniers faits sont assez graves pour exa-