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Tome deuxième.
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282 FltÉDÉRIC-LE-GRAN 1) ET SA FAMILLE,miner la liaison particulière du frère et de lasœur, le penchant de la princesse à recouriraux diseurs de bonne aventure, et la faiblesseou condescendance du roi sur ce dernier article.

i° La princesse, malheureuse à tant de titreset par rapport à tout ce qui lui était cher sen-tait vivement que ce n’était que de son frèreroi qu’elle pouvait attendre quelque adoucis-sement à ses maux : lui seul pouvait y mettreun terme ; et si l’on objecte qu’ils ne prove-naient que de lui, je dirai qu’elle comprenaittrès bien qu’il n’avait été sévère que par cettepolitique inflexible, qui pourtant ne détruitpas la tendresse fraternelle et la commiséra-tion la plus touchante. Toutes ces considéra-tions devaient donc la jeter dans les bras duroi, et la déterminer à lui dire : « Me voilà» avec tous mes malheurs ; ordonnez de votre» sœur : o ce n’est que de vous qu’elle peut ac-» cepter des consolations, comme c’est par vous» seul qu’elle peut être sauvée du désespoir de» se voir en butte aux propos ou au mépris des«autres. »

1 On trouvera l’explication de ce passage, et de tousceux qui ont rapport aux malheurs de cette princesse, àl’article de Trenck. B°" Thiébault.