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Tome deuxième.
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5lO FRÉDÉRIC -LE-GR iSD ET SA FAMILLE.

roi se fit faire, pour le jour de l’audience, unhabit très riche et fort brillant : quand on lelui apporta la veille du jour ori il devait lemettre, il le fit déposer dans un coin , sansdaigner le regarder : on lui demanda s’il nevoulait pas l’essayer pour voir s’il irait bien :» Comment pourrait-il ne pas bien aller? ré-» pondit-il ; est-ce que le tailleur n’a pas ma» mesure? Il suffira que je le mette demain. »Le lendemain , le chambellan alla prendreM. le Turc et sa suite dans les carrosses dela cour, escortés de gardes nombreuses : ence moment on avertit le roi qu’il était tempsqu’il s’habillât : « Non , répliqua-t-il , j’ai» encore bien du temps de reste. » Au boutd’une demi-heure , on renouvela le mêmeavertissement, et l’on eut la même réponse.Enfin , quand on vit les carrosses arriver auchâteau, on se hâta d’en instruire ce mo-narque ; on le pressa de mettre le bel habit ;mais il répondit : « Il n’est plus temps ; au reste,»je suis fort bien comme ceci. » Ainsi ce futavec son vieux chapeau, ses vieilles bottestoutes déformées, et son vieux uniforme usé,qu’il alla occuper le trône qu’on lui avaitélevé sous un dais antique. Le nécessité de