LA DUCHESSE DE BRUNSWICK, etC. 31 Igarder son sérieux, à la vue des salamalecsturcs , ne put que le contrarier ; mais quandil fallut écouter avec une dignité toute royaleles compliments qu’on avait à lui faire,, etqu’il ne comprenait que par le secours destruchements , l’ennui le gagna : cet ennui de-vint impatience et lassitude durant les ré-ponses qu’il eut à faire , et qu’il fallut encoretraduire. Telle avait été la séance où son neveul’avait vu bâiller.
Dès que ce jeune prince arrivait à Berlin ,il envoyait chez moi pour m’en instruire , mefaire demander si je pourrais l’aller voir , etm’indiquer les heures où il pourrait recevoirmes visites. Sur ma réponse, sa voiture venaitme prendre au moment indique, et me ra-menait ensuite chez moi. Si lui-même avaità sortir à l’heure où nous nous séparions , soitqu’il dût aller chez la reine, ou à quelqueautre cour, il me reconduisait d’abord à maporte, quelque détour que cela dût lui occa-sioner. J’ajouterai à ces détails, pour fairevoir quelle candeur, quelle simplicité caracté-risait sa belle âme , que dans ces sortes d’oc-casions il n’y a point de marques d’intérêt,d’attachement qu’il ne me prodiguât, surtout