Band 
Tome troisième.
Seite
9
JPEG-Download
 

DE FREDERIC.

9

parmi lesquelles il en est plusieurs que je n’aipas même vues ; et pour celles que j’ai pu con-naître , si j’ai quelques anecdotes à en citer, jeles rapporte ailleurs.

Quand je conviens que Frédéric réduisait,autant qu’il le pouvait, ce que l’on entend parcour dans toute l’Europe, c’est qu’en effet toutcet entourage d’étiquette et de faste, qui nepeut qu’embarrasser et contrarier le prince la-borieux , consistait pour ce roi en un ou deuxchambellans, dont il avait besoin pour luiprésenter les étrangers et voyageurs, ou autrespersonnes qu’il voulait recevoir. Telles étaientles fonctions du comte de Nesselrode et deM. deGoërtz, auxquels succéda le marquis deLuchesini.

Le goût de Frédéric pour ce qu’on peut ap-peler la liberté personnelle tenait principale-ment à deux points capitaux, la volonté fermede se ménager les moyens de remplir ses de-voirs et de satisfaire une vaste et noble ambi-tion , et le désir insatiable de connaître et dejuger par lui-même, et par conséquent de voirbeaucoup par ses yeux, et d’étudier sans cesse.^ est a ces deux ou trois principes que se rat-tachent et son extrême activité, et l’inébran-