DE SCHAFGOTSCH ET BASTIAN1. 5y
réellement en colère. Le ministre n’eut pasde peine à persuader à Frédéric que le mieuxétait de ne point faire de nouvel évêque, etde confisquer les revenus de l’évêché, quimontaient à quatre cent mille livres : ce futle parti que l’on prit ; de sorte que Bastiani,complètement dupe du ministre allemand , nerecueillit de ses perfidies que la honte de lesavoir commises.
Convaincu, mais trop tard, qu’il avait été'joué, l’évêque écrivit au roi pour se justifier ;il offrit de se retirer à Home jusqu’à ce qu’ilplût à sa majesté de lui permettre de rentrerdans son diocèse : son but était de prouverpar là combien il était éloigné de se dévouerà l’Autriche . Mais le coup était porté, et Fré-déric ne vit dans l’offre d’aller vivre à Rome qu une lâcheté et une trahison de plus. Long-temps après ces évènements, le roi de Prusseétant allé voir les manœuvres de Joseph se-cond, vers la haute Silésie, eut une entre-vue secrète avec un prêtre estimé dans cepays , et particulièrement attaché à ce pau-^e'Schafgotsch, évêque et chevalier in par -tibus. Cette entrevue dévoila les iniquitéspassées, mais ne remédia à rien : on saper-