38 courtisans: de schlaberndorff,çut seulement que le roi ne parlait plus dece prélat qu’en termes honnêtes, et le plai-gnait : ce ne fut plus cette canaille d’évêque,mais bien l’abbé de Schafgotsch, ce pauvreévêque de Breslaw. Comme j’étais fort lié avecle comte de Schafgotsch , grand écuyer, etfrère de l’évêque, je fus instruit dans le tempsde tous ces petits secrets de cour et de cote-ries : je soupai même un jour, chez le grandécuyfer, avec ce même prêtre qui avait eu l’en-trevue dont j’ai parlé, et qui vint à Potsdam avec la permission du roi , pour mettre sousses yeux différentes pièces qui démontraientl’innocence de l’évêque , et la conduite atrocede son ennemi. Ce qui me parut bien con-staté , c’est que cet homme, d’ailleurs trèsdiscret, avait été fort bien reçu, et s’en re-tournait content de son voyage, o C’était,» disait-on, la collection des lettres de Bas-il tiani qu’il avait fait lire au roi. » Les qua-tre cent mille francs de revenus de l’évêchéde Breslaw, qu’il aurait fallu rendre à l’abbéde Schafgotsch, ont opposé une barrière in-surmontable au rappel de ce dernier, qui estmort dans le désert où il s’était confiné.
J’ai parlé du frère de l’évêque, de ce grand