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courtisans:
reste d’autant mieux accueilli , qu’il offrait à laprincesse l’occasion de reparler la langue deson enfance. Ils trouvaient d’autant plus decharme à causer ensemble, que rien n’étant plusrare alors que de trouver à la cour de Francequelqu’un qui entendît l’allemand , ils profi-taient de l’ignorance des autres pour les tour-ner en ridicule , même en leur présence ; genrede méchanceté où le baron excellait, et quiconvenait parfaitement au caractère de la prin-cesse. Aussi peut-on dire que personne n’aété plus en faveur que lui à cette cour. Dèsqu’il paraissait, on se hâtait de l’accueillir par,Ah! bonjour, meiti landsmann ' ! Et lorsqu’ilne paraissait pas, on envoyait demander si lelandsmann était malade.
Dès le commencement du système de Law ,Poëllnitz songea à profiter de sa faveur : il ob-tint sans peine d’être mis au nombre des heu-reux , et il opéra assez bien pour avoir en peude temps des sommes considérables. « J’ai eu»là, me disait-il en me montrant sa poche,» quatorze cent mille francs bien comptés. —» Et qu’est-ce que cette somme est devenue ?
' Mon pays.