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Tome troisième.
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POELLNITZ.

fil

et n’ayant plus aucune ressource, M. le baronde l’Empire, né luthérien, forma le projet de sesauver à l’aide des bénéfices, et fit une abjura-tion solennelle et bien édifiante de toutes leshérésies de Luther. Mais bientôt, soit qu’il comeût quelque autre espérance, soit qu’il eûtquelques nouveaux dégoûts à essuyer, il re-vint à Berlin , où le fantasque Guillaume, suc-cesseur de Frédéric I er , se prit pour lui d’unebelle passion, et en fit son chambellan et sonfavori. Le baron eut le talent heureux d’amu-ser ce monarque, difficile à manier. Cepen-dant , une chose tourmentait celui-ci : le ba-ron était catholique-, scrupule qui fut levé dèsque le courtisan eut compris que cela im-portait à la stabilité de son sort : mais commeGuillaume était réformé , ce ne fut pas dans legiron du luthéranisme que le baron rentra; lezèle d’une plus grande perfection le fit passerau calvinisme , comme à Rome d’autres motifslui avaient fait préférer le catholicisme. Aprèscet acte édifiant, le baron n’eut plus besoinRue de son adresse accoutumée pour se main-tenir en faveur. Il fut jusqu’à la mort de ceprince son chambellan ordinaire. Outre sesappointements il en recevait tous les ans des