6 a
courtisans :
dons considérables. A Noël , le roi avait cou-tume de lui envoyer six mille reisdallers (vingt-deux mille quatre cents fr. ) pour étrennes....« Je te donne selon mes moyens , lui disait un«jour le roi Guillaume : au reste, je sais que ce» n’est pas assez pour tes besoins. Il faudrait un» souverain bien autrement riche que moi pour» faire ta fortune; encore ne sais-je pas si l’on pou r-» raity parvenir, tant l’habitude et ton caractère»te rendent dépensier; mais comme d’ailleurs» tu me plais, je fais pour toi ce que je puis. »— «Ecoute, » lui disait-il une autrefois, etd’après les mêmes idées , « combien te fau-» drait-il de revenu pour monter t-a dépense» selon tes goûts ? — Sire, au moins quatre cent» mille écus (d’Allemagne ) ; encore ne me suffi -» raient-ils pas. — Tu voudrais donc avoir une«armée? —Non, sire; je n’aurais pas même«un garde. — Ah! je suis curieux de voir cotn-»ment tu dépenserais une si forte somme. »Et voilà sa majesté qui prend une plume etune grande feuille de papier, et ordonne à sonchambellan de bien détailler l’état des dépensesqui lui semblent nécessaires.
Le baron obéit, et commença par évaluerce qu’il lui faudrait par an pour son jeu , sa