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Tome troisième.
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CO URTI S AN S :

«bon sujet, je te donne les dix mille écus qui«te manquent, parceque je ne veux pas te voir«exposé à être ruiné faute de ce secours. »Comme le baron avait imaginé ce moyen delui arracher cette somme, on peut bien croirequ’il eut sa part dans le don qu’il avait fait ob-tenir, d’autant plus qu’en ces sortes d’occasionsil avait coutume de stipuler d’avance ce qu’ilaurait en cas de réussite.

Le baron, dépensier incorrigible, en était pres-que toujours aux ressources, et ne manquait pasalors de s’adresser à tous ceux qu’il savait êtreriches. Un jour il demanda de cette sorte unesomme assez forte à M. de Yernesobre, hommequi , dit-on, avait été à Paris caissier dans l’af-faire de Law, et qui avait passé , avec une for-tune de cinq millions de livres, de Paris àBerlin , au moment où le système allait s’é-crouler. Vernesobre avait déjà prêté plusieursautres sommes à ce courtisan dangereux, desorte qu’il se détermina à refuser celle-ci : lebaron jura de s’en venger, et voici commentil s’y prit. Guillaume, qui faisait bâtir la villeneuve à Berlin , se promenait souvent en ca-lèche dans les rues nouvelles, pour voir où enétaient les travaux qu’il avait ordonnés : sou-