Band 
Tome troisième.
Seite
73
JPEG-Download
 

POELLNITZ.

7 3

» cier de garde, et les ai fait conduire à Span-» daw, » c’est-à-dire àla forteresse qui est à unegrande lieue de Charlottenbourg . — « Votre«majesté a bien montré en cela quel est son» zèle pour les bonnes mœurs, » reprit le baronde Poëllnitz, qui avait quelquefois des mouve-ments d’équité fort heureux. « En effet, pour-» quoi ces filles ne font-elles pas leurs prome-» nades le dimanche, et qu’ont-elles besoin de» mêler dans leur langue ce mot charmant qui» leur est étranger ? Cependant il serait possible» quelles ne fussent pas coupables, et alors» votre majesté serait fâchée de les avoir punies,»et d’avoir affligé de bons et braves parents. »Cette observation ne parut d’abord point êtredu goût du roi : néanmoins le baron insista ,et prétendit que des circonstances particulièrespouvaient justifier, en pareille occasionnesfilles et même leurs parents. Sa conclusion futque, comme elles avaient dit demeurer rue duWerder, qui est peu éloignée du château, etappartenir à un bas-officier du régiment placédans ce quartier; que même elles avaient nomméce bas-officier ; et qu’il n’était pas encore asseztard pour qu’il fût difficile de savoir de tout levoisinage si elles avaient dit la vérité, et quelles