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Tome troisième.
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COURTISANS :

étaient les mœurs de cette famille, sa majestépouvait faire prendre, par un des officiers degarde, les informations nécessaires pour s’as-surer si elle ne s’était pas trompée. Guillaumeeut l’air à la fin de l’écouter assez attentivement ;mais il ne répondit rien. Au bout d’un quartd’heure il sortit, rentra peu après, et con-gédia aussitôt son monde par un bonsoir , mes-sieurs.

Le lendemain matin , Poëllnitz arriva chez leroi avant huit heures, pour recevoir, ainsi qu’ille faisait tous les jours , ses ordres à son lever.En traversant la première salle, il vit deuxjeunes filles debout et immobiles dans un coin :occupé d’autres pensées, il n’y fit aucune atten-tion , etne songea point à l’aventure de la veille.Dès qu’il entra chez le roi, celui-ci lui demandas’il n’avait pas vu deux jeunes personnes dansles salles, et, sur la réponse affirmative , il luiordonna de les faire entrer. Elles ne parurentdevant ce roi à demi-habillé qu’en tremblant :mais elles furent bientôt rassurées. « Je vous»ai mal jugées hier, leur dit-il : je vous ai» prises pour des libertines, et je sais que vous«êtes de braves filles. Cependant je dois vous» dire encore que c’est le dimanche qu’on peut