POELLTUTZ.
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emmène bien les gens, mais ne les ramènejamais.
Quelques années auparavant , il avait écritqu’il ne pourrait plus sortir, n’ayant ni four-rage pour ses chevaux ni de quoi en acheter.Le lendemain matin, on trouva sa porte claque-murée de bottes de foin et de paille, entremê-lées de quelques sacs d’avoine et de son.
Lorsque tous les ministères et départementsrendaient leurs comptes, et versaient leurscaisses dans le trésor, au mois de mai de chaqueannée, il y avait souvent de petits restes quele roi distribuait à ceux qui l’entouraient. Lebaron attendait cette, époque avec inquiétude ,et recourait à divers moyens pour se rappelerau souvenir de sa majesté : mais si l’on daignaitsonger à lui, ce n’était guère que pour lui dé-léguer quelques ecus.
Il faut avouer que peu de personnes ont étéplus mortifiées que lui, et il le méritait. Quandil avait reçu quelque présent, il faisait toutpour qu’on l’ignorât. Il pouvait y avoir de lapolitique dans eette conduite ; mais on ne l’im-putait qu’à l’orgueil et à l’ingratitude. Je lerencontrai un soir en société. Il n’eut rien deplus pressé que de nous montrer une tabatière