POELUNITZ.
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rencontré personne. Dès que le baron fut guéri,je lui reportai son ouvrage, en prenant lesmêmes précautions.
Plusieurs années après cette possession con-ditionnelle,-nous fûmes très surpris, un soirque nous étions invités à souper chez lui, lesdu Troussel, quelques personnes de leur so-ciété habituelle , ma femme et moi, de l’en-tendre nous dire : «Vous vous imaginez, vous«autres, que je suis un pauvre diable qui ne» peux vous donner à souper ; et qui donc d’eif«trevous a autant d’argent que moi? Tenez,» si vous ne m’en croyez pas, voyez, çt comp-»tez. » Sur quoi il tira d’un tiroir plusieurspoignées de frédérics d’or et de ducats : c’étaitle prix de ses Mémoires; il venait de les vendre,comme je l’ai su depuis , au prince de Prusse,qui ensuite a été roi sous le nom de Frédéric-Guillaume . J’en fus affligé, bien persuadé qu’ilsétaient dès lors perdus pour le public '. Maisce qui m étonna singulièrement, ce fut l’em-ploi qu’il fit d’une partie de cette somme.
Ce qui a été imprimé sous le nom de Mémoires dubaron de Poëllnitz n’a aucun rapport avec le manuscritdont parle mou père. B on Thiébatjlt.