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Tome troisième.
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CüUIlTISAN S :

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J’avoue que je ne croyais pas ce vieux rouécapable d’un acte de vertu ; il n’en est pas moinsvrai, cependant, que le secrétaire de la léga-tion de France m’a communiqué lespreuvesdufait suivant. Durant la régence, le-baron avaiteu, à Paris , une fille d’une maîtresse qu’on nenomme point ; cette fille, qui n’a jamais vu sonpère, avait été mariée, et avait laissé en mou-rant une jeune orpheline, que quelques pa-rents avaient fait élever, et à laquelle, faute demieux, on avait fait apprendre ce qui tient aucommerce des modes. Or, c’est à cette der-nière que, peu avant sa mort, le baron envoyasix mille francs , pour lui faciliter les moyensde s’établir et de faire un mariage convenable,il est vrai qu’on lui avait rendu les témoi-gnages les plus satisfaisants du caractère et desmœurs de cette jeune personne; mais, pourqui a connu le chambellan, c’est déjà unechose incompréhensible d’avoir songé à elle ,et daigné s’informer de sa conduite. Cetteanecdote est une de celles qui m’ont le mieuxprouvé que les-hommes les plus corrompuspeuvent faire de belles actions, comme leshommes les plus vertueux peuvent avoir desfaiblesses. Quoi qu’il en soit, je ne me bornai