courtisans:
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leurs regards ne se fussent fixés sur un autreacadémicien placé au bout de la table à côté deM. du Troussel. En cessant d’être l’objet deleur entretien, je n’en conservai pas moins ledésir de savoir ce qu’ils avaient eu de si plai-sant à se dire, soit de moi, soit de ce savantdéjà vieux, qu’ils m’avaient accolé; mais, nevoulant pas le demander à M. Moulines, avecqui j’étais peu lié, ce ne fut donc qu’au boutde quelque temps , et lorsqu’il se fut établi unecertaine confiance entre cette dame et moi,que je le demandai à elle-même. Elle me contaalors que mon vieux collègue avait eu uneintrigue amoureuse avec une demoiselle qu’elleme nomma et que je connaissais; que, par unhasard particulier, la personne qui avait servide messagère entre ces deux amants , était unevieille femme qui avait autrefois servi chezmadame de Schwerin , mère de madame duTroussel, et qui avait confié à celle-ci les let-tres de l’un et de l’autre ; que, le jour où nousavions dîné chez elle, elle m’avait pris pour cetendre Céladon , qu’elle n’avait jamais vu , nonplus que moi, et que c’était cette méprise quiavait été cause qu’elle m’avait tant regardé,jusqu’à ce que M. Moulines, aussi bien in-