Band 
Tome troisième.
Seite
118
JPEG-Download
 

COUKTIS ANS :

r 18

certainement sincères de sa part et de la mienne.En rentrant chez lui, il dit à sa femme :

« J’ai à vous annoncer une nouvelle qui vous«fera de la peine, comme elle m’en a fait à» moi-même, mais que néanmoins je ne puis» qu’approuver. M. Thiébault, déterminé, ainsi» qu’il le doit, à soigner l’éducation de ses» enfants , ne viendra plus nous voir qu’une«fois ou deux par mois. » Ce mot décon-certa cette dame; elle ne l’avait pas prévu:elle devint rouge d’embarras et de dépit, eteut peine à répliquer que j’étais mon maître ,et que je lui ferais toujours plaisir quand jeviendrais la voir. Là-dessus, apftès les com-mentaires que l’honnêteté exigeait de ma part,nous partîmes, ma femme et moi, très satisfaitsde ce dénouement.

Pendant les trois jours suivants, on vint le ma-tin, comme à l’ordinaire, nous prier pour le soir,et nous demander à quelle heure nous voulionsa voiture : ma réponse fut, à chaque message,que nous ne pouvions pas avoir l’honneur deprofiter de cette invitation. Après ces troisours, on nous laissa tranquilles. Une semaines’étant écoulée de cette sorte je reparus, etlus assez bien reçu. Cette dernière démarche