MADAME DU TROUSSEL. lig
m’attira de nouveau les trois jours d’invi-tations , qui furent inutiles comme les pre-mières. Enfin, après une autre entrevue dansune maison tierce , madame du Trousselm’envoya un billet conçu en ces termes : « Si» vous ne revenez pas chez moi, monsieur,
» comme vous y êtes venu depuis tant d’années,
» je vous préviens que je serai votre ennemie à» la vie et à la mort. » Ma réponse fut aussilaconique que cette déclaration de guerre ; ellene contint que ces mots : « Madame, on n’of-«fense personne en restant chez soi pour y«remplir ses devoirs. Je suis, avec respect,«etc. « Depuis ce moment, nous ne noussommes pas revus ; rien ne nous a rapprochés ;et si elle m’a vu dans les promenades, elle adétourné la tête. Mais comment cette brouil-lerie en a-t-elle amené une autre avec le princeHenri ? Le voici :
Un nommé M. Dubignon, établi à Magde-bourg, m’adressa , quelques mois après, uninconnu, qui se nommait de Belleville, et quise disait capitaine de vaisseau, persécuté parM. fie Sartine . Dubignon me le recommandaitavec beaucoup de chaleur, et me l’annonçaitcomme un homme aussi digne que malheureux.