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»eux , et les juger. Eh bien , monsieur, ils ne» connaissent pas même leur propre maison.«Après m’être assuré qu’ils ne savent absolu-» ment rien sous tous les autres rapports, je me» suis avisé de leur demander si le fameux grand-» maître de Malte, qui n’est connu dans l’histoire» que sous leur nom, était de leur famille. C’était» une malice de ma par};, car je savais bien qu’il» n’en était pas. L’aîné des deux, le seul qui» m’ait fait quelques réponses, n’a pas su ce qui» en était : je lui dois pourtantla justice d’avouer» qu’il a au moins été honnête. Il n’a pas osé» se targuer d’une alliance aussi glorieuse, et» ü s’est borné à me dire qu’il n’en savait rien.» Ainsi, voilà deux jeunes gentilshommes nés»et élevés* chez vous, qui n’en savent et n’en» sauront probablement jamais plus que vos» anciens chevaliers preux, leurs ancêtres !» Mais , monsieur , vos nobles d’autrefois, qui»se glorifiaient de ne pas savoir écrire, n’é-» taient ignorants que comme leur siècle; ils u’é-» taient pas corrompus. Je vois avec peine que» vous n’avez plus de noblesse en France : car,» qu’est-ce que la noblesse? en quoi consiste-» t-elle?Croyez-vousque ce soit dans une filiation»si souvent fautive, et toujours si douteuse;