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Tome troisième.
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voyageurs

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noble, assassinant ou faisant assassiner un ro-turier, en était quitte pour fournir le cercueil ety placer un écu ?

Ce fut vers 1767 que madame l’électricedouairière de Saxe , fille de feu l’empereurCharles VII, vint à Berlin , par attachementpour le roi, et peut-être plus encore pour leprince Henri,toujours adore' des Saxons. Je n’au-rai qu’une anecdote à rapporter sur cette visite.

On donna extraordinairement pour cetteprincesse, et au château, quelques spectaclesfrançais et italiens. Je me trouvai à l’un d’eux,à côté de Bitaubé. Dès qu’on leva la toile,nous vîmes paraître sur la scène Thalie et Mel-pomène, qui nous débitèrent un dialogue ri-maillé de la manière la plus pitoyable, c’étaità peine de la prose. Les deux déesses s’annon-dent l’une à l’autre l’arrivée d’une grande prin-cesse qu’il s’agit de fêter : toutes deux s’exhor-tent à faire des miracles ; toutes deux avouentleur impuissance, et enfin, pour montrer aumoins leur bonne volonté, elles se décidentà produire les misérables histrions qui leurrestent; et Thalie termine ce beau prologueen disant aux comédiens : « Allons, puisqu’il» le faut, avancez, mes bâtards. » Bitaubé, à