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chaque vers, nie disait assez haut : « Dieu ! que» cela est mauvais ! mais cela est détestable ! »Et je lui répondais que je le pensais commelui, mais que je le dirais plus bas. En effet,tous nos voisins l’entendaient. Je pardonne àFrédéric d’avoir fait en cette occasion, commeen quelques autres, de très méchants vers ; maislorsqu’on ajoutera qu’il les fit imprimer, etqu’il en adressa des copies à Voltaire et àd’Alembert , on gémira sur la faiblesse hu-maine ;'et si l’on ajoute encore que, dans lesréponses de d’Alembert et de Voltaire, quej’ai eu occasion de voir, les quatre pages suf-fisaient à peine pour exprimer leur admira-tion , sur quoi ne gémira-t-on pas ?
Tout le monde a su, dans le temps, le voyageque Diderot fit en Russie . On prétendit quelui, et non 1 impératrice, en avait d’abord té-moigné le désir, et qu’il avait engagé le princeGalitzin, son ami, et ministre de Russie à Paris ,à parler à cette souveraine de l’empressementavec lequel il irait mettre à ses pieds l’hom-mage de son admiration, de sa reconnaissanceet de son respect : qu’elle avait simplementrépondu que si M. Diderot faisait le voyage deSaint-Pétersbourg , elle le verrait volontiers;