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Tome troisième.
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A BERLIN .

Dieu algébriquement et en pleine cour. Di-derot ayant témoigné qu’il serait bien aised’entendre une démonstration semblable, à laréalité de laquelle au surplus il ne croyaitguère, on prit jour et heure. Le momentétant venu, et en présence de toute la cour,c’est-à-dire des hommes, et principalement desjeunes gens, le philosophe russe s’avança gra-vement vers son adversaire, et du ton de laconviction , lui dit : Monsieur,

~x; donc Dieu existe : répondez-

Diderot , indigné, voulut prouver la nullité-etl’ineptie de cette prétendue preuve ; mais ilressentit malgré lui l’embarras que produitnécessairement sur nous l’évidence d’une sortede mystification préparée et concertée : il neput échapper d’ailleurs à la totalité des plai-santeries auxquelles cette scène donna lieu ;enfin d etre blessé de cette aventure, à laquelleCatherine ne pouvait être étrangère. Il témoi-gna le désir de retourner en France . De soncôté l’impératrice ayant déclaré vouloir payerles frais de son voyage, lui fit remettre cin-quante mille francs, et le fit défrayer jusqu’àRiga , où même sa voiture s’étant brisée futraccommodée aux frais de l’impératrice. Je ne