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Tome troisième.
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A BERLIN .

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aucun appel, aucune invitation. M. de la Ri-vière se décida donc à demander l’agrément desa majesté pour quitter ses états, et reveniren France . Ce fut alors qu’il eut avec cette sou-veraine le seul entretien qu’il en ait obtenu.On voulut de part et d’autre s’y montrer avecdignité : on ne parla point du passé ; on ne fitaucune plainte; il n’y eut ni'reproche ni regfet.Il faut néanmoins convenir qu’en ce momentl’avantage resta tout entier à M. de la Rivière ,comme on en jugera par le récit très court dece qui fut dit de part et d’autre. « Monsieur,

» lui dit l’impératrice en venant à lui, pourriez-» vous m’indiquer le meilleur moyen de bien gou-» verner un état? — Madame, il n’y en a qu’un,«celui d’être juste, c’est-à-dire de maintenir«l’ordre, et de faire exécuter les lois.—Mais sur» quelle base convient-il d’appuyer les lois d’un«empire? —Il n’y a qu’une base, madame, la«nature des choses et des hommes.—Fort» bien ; mais quand on veut donner des lois à» un peuple, quelles règles peuvent plus sûre-» ment indiquer celles qui conviennent le mieux?» —Donner ou faire des lois, madame, c’est une« tache que Dieu n’a laissée à personne. Eh !» qu’est-ce que l’homme, pour se croire capa-