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Tome troisième.
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A BERLIN .

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et de la souveraine, et de ses ministres, et dupays. J’ai été plus d’une fois étonné de la cha-leur et de la franchise avec lesquelles il s’enexpliquait.

Un avocat français , nommé M. Birré, arrivaà Berlin dans les plus grandes chaleurs del’été, n’ayant d’autre but, en ce voyage, nousdisait-il, que de voir le roi de Prusse. C’étaitun homme d’une originalité spirituelle et fortamusante. Il était dans l’usage d’aller passer seshivers à Marseille , et de courir les pays dunord en été. A peine eut-il été huit jours àBerlin , qu’il se rendit àPotsdam, pour y remplir le principal objet de son voyage. De Pots-dam , il s’achemina à cheval vers Sans-Souci.Comme il était près d’y arriver, il vit passer àcôté de lui, au petit galop, un militaire quiavait le cordon jaune, c’est-à-dire le grandordre de l’aigle noire : cette dernière circon-stance lui fit.présumer que c’était un princequi allait dîner avec le roi ; et dès lors il nebalança pas à l’accoster, dans l’idée que ceprince pourrait être utile à ses vues.... « Mon-» seigneur, lui dit-il, j’ose vous supplier de me» rendre un grand service. Je m’appelle Birré ;«je suis Français et avocat ; je viens de Paris

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