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Tome troisième.
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VOYAGEURS

» exprès pour voir le grand Frédéric : je vous» en conjure, monseigneur , procurez-moi le«moyen de voir ce grand roi. — Je vous pro-» mets , M. Birré, que je ferai ce que je pour-»rai. Je ne vous ferai point entrer dans les» appartements ; l’usage de cette cour ne le» permet pas : mais je tâcherai d’y suppléer.

» Quand on fait une si longue route pour voir» un roi, on mérite bien de réussir : vous» n’avez qu’à me suivre. » Le prince Frédéric-Auguste de Brunswick ( car c’était à lui queM. Birré s’était adressé ) le conduisit dans lescuisines du roi; et en le présentant à M. Noël,chef de ses cuisines, ou, si l’on veut, maître-d’hôtel de sa majesté , il lui dit : « M. Noël ,» voici un de vos compatriotes que je vous re-» commande bien spécialement : c’est M. Birré,» avocat : il vient de Paris tout exprès pour» voir le roi. Ayez-en soin , et faites qu’il puisse«satisfaire sa louable curiosité , soit aujour-» d’hui, soit demain, en un mot, le plus tôt

» qu’il vous sera possible. Bonjour, mon-

» sieur Birré.— Je ne puis rien vous promettre«de bien positif, dit Noël à M. Birré : si le roi«sort, vous le verrez; s’il ne sort pas, vous«reviendrez demain. » A l’instant arrivèrent