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Tome troisième.
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A BERLIN .

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une quinzaine de recrues , parmi lesquelles leroi devait en choisir deux ou trois pour le régi-ment de ses gardes. Noël plaça M. Birré derrièreune colonne : le roi descendit et examina ces re-crues dans le plus grand détail, désigna ensuitecelles qu’il choisissait, et remonta pour dîner;de sorte que M. Birré le vit à son aise, et l’exa-mina lui-même aussi attentivement que ce roi

examinait les nouveaux enrôlés. « Buste

«admirable et vraiment royal, nous disait-il à«son retour; mais pauvre et misérable piédes-»tal! Sa tête et sa poitrine sont au-dessus des«éloges; le train d’en bas , au - dessous de la«critique. »

Lorsqu’on fut prêt à servir , M. Birré voulutgoûter tous les plats. Il ri’eut pas plus tôtpris une cuillerée de la soupe , qu’il s’écria :«Comment diable, monsieur Noël, pouvez-» vous épicer une soupe autant que cela ?«Vous voulez donc brûler le sang à votre» maître ?—Parbleu , répondit Noël , on me la«ferait avaler tout entière si je l’épiçais moins.»M. Birré porta l’attention jusqu’à compter lesbouteilles de vin que l’on servit , et jusqu’àexaminer en quel état on les rapporta: il sut demême combien il y avait de convives ; de sorte

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