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Tome troisième.
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VOYAGlîUtîS

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chez lui d’indice de fausse modestie que deprétention déplacée.

Je dirai peu de chose du séjour de cet ac-teur à Rheinsberg , où le prince Henri le retintplusieurs semaines : on pense bien qu’il y jouapresque tous les jours, et qu’il y reçut autantd’applaudissements que de politesses. On nepeut pas douter que le prince ne lui ait noble-ment payé son voyage; mais lui-même y jus-tifia le reproche qu’on lui a fait en général, detenir à une excessive économie. Durant le peude temps qu’il fut à Potsdam , il joua trois foisdevant le roi; et rien peut-être ne peint mieuxce qu’est l’art théâtral, pour ceux qui n’ontjamais vu de véritables acteurs, et qui d’ail-leurs ont des connaissances et du génie, quel’effet que Le Kain produisit sur l’esprit de.Frédéric. La première fois que Le Kain joua,ce monarque, pour le mieux juger, se tintconstamment debout derrière l’orchestre ; et,!a lorgnette en main, il ne le perdit pas de vueun instant. Lorsqu’ensuite il fut à souper, il dé-clara être extrêmement surpris de la grande ré-putation de cet acteur : il observa que s’il yavait de l’art dans son jeu, cet art était exces-sivement exagéré, et toujours infiniment au-