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Tome troisième.
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ü50 MIWISTB.ES ÉTRANGERS,

du curieux complaisant le peu d’eau que labague contenait. M. de Guines rit de l’aventure,en plaisanta avec honnêteté, s’essuya le visage,et n’y pensa plus : mais la dame rechargea labague sans qu’il s’en aperçût, et, quelque tempsaprès, feignit de vouloir parler à ce voisin,qu’il s’agissait d’embarrasser, et lui arrosa levisage une seconde fois. M. de Guines n’eutpoint l’air en colère, et moins encore déconte-nancé; mais prenant le ton grave d’un hommequi donne amicalement un avis utile, il lui dit :» Madame, ces sortes de jeux sont, pour la pre-» mière fois, une espièglerie dont on rit; et pour» la seconde, une étourderie qu’on pardonne,» surtout lorsque c’est une jeune dame qui se la» permet; mais à la troisième fois ce serait une» offense que vengerait ce gobelet d’eau : j’ai» l’honneur de vous en prévenir. » Madame necrut pas que l’on osât effectuer une semblablemenace : ainsi elle remplit et vida sa bague unetroisième fois aux dépens de M. de Guines, quià l’instant même prit son gobelet et le luiservit comme il l’avait annoncé , en ajoutantavec calme : « Je vous en avais avertie , ma-»dame. » Le mari prit son parti sur-le-champ,et déclara que c’était très bien fait, et qu’il en