remerciait monsieur l’envoyé de France . Ma-dame quitta la table, et l’on parla d’autreschoses : seulement les amis de l’ambassadriceparurent désirer qu’il ne fût pas questionau dehors de ce petit incident, sur lequel toutle monde promit de se taire, et qui, eneffet, fut alors connu de très peu de per-sonnes
Quelque temps avant cette petite scène, une-autre plus importante avait eu lieu à l’occasiondu premier mariage du prince royal, à Char-lottenbourg. Chaque cour a pour ces sortes defêtes ses formalités et son étiquette particu-lière ; et comme les marquis de Brandebourgsont premiers chambellans de l’empire, ils ontinstitué pour cérémonie la plus auguste, dansles fêtes de leurs mariages, une pratique quien elle-même est insignifiante et ridicule,maisqui devient très respectable à leurs yeux, ence qu’elle retrace en partie les fonctions carac-téristiques de leur dignité dans le corps impé-rial : c’est ce qu’ils appellent, assez mal à pro-
' Ce fut M. Dinot de Jopécourt, l’un des con vives,qui vint me conter , en très grand secret, et le mêmejour, cette aventure, qui depuis m’a été confirmée pard’autres témoins.