202 MINISTRES ÉTRANGERS
pos, la clause des flambeaux. Dans cette préten-due danse, où tout se borne à marcher fortgravement, les ministres d’état, armés chacund’un flambeau allumé, font le tour de la salleà pas lents, et selon le rang de leurs charges :la princesse nouvelle mariée les suit du memepas, donnant la main au roi d’abord, et en-suite à celui qui est appelé pour jouir de cethonneur ; c’est son premier chambellan quiva dire aux assistants, dans l’ordre de la listequi lui a été remise pour cet objet : « Son al-» tesse royale vous invite à lui donner la» main. » A l’instant, l’homme invité se rend au-près de la princesse, lui fait une profonde ré-vérence , et, tandis que celui qui l’a précédéfait une autre révérence et se retire, il lui offrela main, et marche ainsi avec elle jusqu’à cequ’il soit remplacé à son tour. Les révérencesque rend et reçoit la princesse, le nombre despas quelle fait avec tous ceux qui sont appelés,l’ordre de la liste, tout est ici de l’étiquette laplus rigoureuse. Ainsi qu’on le conçoit, lesprinces suivent le roi, chacun selon son rang;viennent ensuite ceux qui ont les grandes char-ges de la cour, et après eux les maréchaux,et enfin les ministres étrangers. Lorsqu’on