en fut à ceux-ci, le chambellan invita d’abordle général de Nugent, ministre de Vienne ; ensecond lieu, le prince Dolgorouki, ministre deBussie; et en troisième lieu, M. de Gui nés ,ministre de France , qui, ne voulant pointconfirmer par son acceptation le passe-droitqu’on lui avait fait en appelant le prince Dol-gorouki avant lui, répondit au chambellan ,« qu’il était infiniment sensible à l’honneur que»son altesse royale lui faisait; mais que, ne» pouvant plus danser à cause d’une blessure» qu’il avait reçue à la guerre de sept ans, il la» priait de vouloir bien agréer ses excuses et«ses regrets. »La fête du lendemain fut donnéepar le prince Henri, frère du roi. M. de Guineseut soin de ne s’y présenter qu’après qu’on eutfini les danses de cérémonie. Mais il donnalui-même le surlendemain une fête superbe.Tous les cavaliers , ainsi que toutes les damesd’honneur des différentes cours de Berlin yfurent invités; et il fut toute la nuit le danseurle plus infatigable de la fête, et celui qui dan-sait avec le plus de noblesse, de facilité et degrâce.
M. de Choiseul avait pensé que le meilleurmoyen d’empêcher les soldats français de se