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pouvait leur être nécessaire pour la route,ainsi que les instructions dont ils pouvaientavoir besoin, et enfin ramenaient leurs che-vaux au petit pas, rapportaient la livrée surla petite veste avec laquelle ils étaient eux-mëmes sortis, et rentraient à Berlin par uneautre porte. C’est principalement de cette ma-nière qu’en moins de dix mois M. de Guinesenleva au roi de Prusse, et rendit à la France ,selon ce que Tort me dit dans le temps, un trèsgrand nombre de dése rteurs, sans qu’il futdeviné par personne.
Cependant le roi de Prusse, qui l’avait sibien accueilli comme voyageur, n’avait plus,en public surtout, les mêmes égards pour lui.Dans les audiences, ce roi, après avoir dit quel-ques paroles obligeantes aux ministres deVienne et de Russie , tournait, comme par dis-traction, le dos au ministre de France , et neparaissait sortir de sa rêverie que lorsqu’il setrouvait en face de l’envoyé d’Angleterre ou deHollande. On attribuait cet air de disgrâce àplusieurs causes, et surtout à un propos quel’on accusait M. de Guines d’avoir tenu à Paris avant de partir pour Berlin : on racontait qu’in-terrogé sur ce qu’il ferait au fond de l’Allema-