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Tome troisième.
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a38 ministres étrangers

et l’on copiait ses lettres et ses dépêches à la postede Berlin, se détermina, un jour de courrierpour la France , à envoyer dès le matin, audirecteur de la poste, une dé ses dépêcheschiffrées, et à y joindre un billet contenantce qui suit: « J’envoie la dépêche ci-jointe»à la poste, à sept heures du matin, au lieu«d’attendre l’heure ordinaire de sept heures»du soir, afin que M. le directeur de la poste» dé Berlin ait le temps de la faire copier,»et qu’on puisse encore l’expédier aujour-» d’hui. Ce qui me porte à prendre cette» précaution, c’est que la dépêche est impor-tante et fort pressée, et que je serais par con-» séquent très affligé qu’elle fût gardée jusqu’au» courrier suivant, comme on l’a fait pour d’au-tres. » Cette sorte de brusquerie diplomatiquefrappa tous les esprits d’étonnement : les unsbaissaient les yeux, et les autres souriaientmalignement: Frédéric en fut le plus mortifié,parceque c’était publier le scandale, commechose voulue , établie et avérée chez lui : c’estpourquoi il prit des mesures pour que l’ouver-ture des lettres ne se fît plus à l’avenir que dansdes endroits ignorés , et placés aux frontièresde ses états. U choisit les maîtres de poste les

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