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Tome troisième.
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plus dignes de sa confiance, leur donna les in-structions convenables, leur recommanda sur-tout, outre le secret le plus inviolable, l’exac-titude à lui adresser à lui seul les copies qu’ilsdevaient prendre, et défendit d’ouvrir aucunelettre ou dépêche à Berlin . Ce nouvel ordre dechoses produisit, quelques années ensuite, unquiproquo qui devint un nouveau sujet descandale. M. le marquis de Pons, successeurde M. de Guines, avait écrit à sa femme ,clame d’honneur de Madame à Versailles ,dans le temps et le même jour que sa femmelui écrivait de son côté ; ils s’étaient servis depapier semblable : chacun d’eux ferma sa lettre,la cacheta de son cachet particulier, et en écri-vit l’adresse de sa main ; et à six ou sept joursde date, chacun reçut la lettre qu’il avait écrite,mais à sa propre adresse, écrite de la mainde l’autre. Ce ne fut qu’après avoir pris lesrenseignements convenables, et bien calculéla marche des courriers, que l’on parla publi-quement de cette affaire, et que l’on put dire,avec la certitude de ne point se tromper : « C’est8 à telle poste, non loin du Rhin , que le roi» fait ouvrir les lettres qui sont destinées pour»la France et celles qui viennent de ce pays :