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Tome troisième.
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2 44 MINISTRES ÉTRANGERS

appelait ses ennemis. L’énvoyé, après l’avoirbien écouté, fit appeler le secrétaire Tort, parlequel il se fit remettre une lettre en huit pages,qui était dans celui de ses cartons qu’il désigna.Lorsque la lettre lui eut été apportée, il dit auréclamant : « Voilà, monsieur, une lettre qui» m’a été adressée tout ouverte, il y a quelques«semaines, avec prière d’en prendre connais-» sauce, et de vous la remettre en main propre,» lorsque je le jugerais convenable : je ne vous» l’ai pas remise plus tôt, parceque je ne vous ai«pas vu, et que rien ne pressait; mais aujour-» d’hui que vous me demandez detendre sur» vous la protection que je dois exercer en«faveur des Français qui en sont dignes, il» faut que vous lisiez cette lettre avant que«je puisse vous rien promettre ou vous ré-» pondre. » Le Français prit et lut la lettreen homme déconcerté : elle était d’une jeuneFrançaise, dont il était accusé d’avoir causéla perte.

Quand il eut achevé cette pénible lecture,M. de Guines lui dit : « Monsieur, gardez cette« lettre, et dites-moi ce que vous pensez que» je doive faire pour vous. » Il fut impossible àcet homme de proférer un mot : des larmes