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Tome troisième.
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A LA COUR DR BEU I.IN. 2 /j5

de confusion lui couvrirent les joues, et il seretira.

M. de Guines m’avait promis d’être le par-rain de mon fils, qui venait de naître quandil nous quitta ' : mais comme dans ce paysles personnes aisées ne font la cérémonie dubaptême que lorsque la mère peut recevoirdu monde, il me dit, la veille de son départ :

« Donnez mon nom à votre fils, chargez quel-» qu’un de me représenter à la cérémonie, et«croyez que ce sera, par rapport à moi, comme» si j’y avais assisté en personne. » Lorsqu’àrrivé àParis , en 1777, j’allai lui faire ma visite, ses pre-mières questions eurent pour objet ma femmeet mon fils. « Je 11’ai point oublié, me dit-il, les«droits que vous m’avez donnés sur lui. Je

' Lorsque M. de Guines quitta la Prusse , vers la linde décembre 1769, Frédéric était à Berlin ; et le di-manche qui précéda sou départ, M. de Guines se renditau château pour prendre congé : mais soit qu’il y fut excitépar M. de Choiseul, soit qu’il ne consulta que le dépitque lui causaient les désobligeances que le roi affichait àson égard, il s’v rendit à cheval, en frac et en bottes.J’ai entendu cent fois rappeler ce fait par mon père lui-méme, j’ignore comment il l’a omis. Au reste cette der-nière audience 11e donna lieu qu’à ces mots: Vous par-tez? — Oui, sire. — Bon voyage. B 01 ’ Thuébault.