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Tome troisième.
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A LA COUR DE BERLIN . a53

11’y avait pas là de quoi l’initier dans les se-crets qu’il était jaloux de pénétrer, car ma-dame de Blumenthal ne savait rien ; M. de Lau-nay ne s’occupait que des détails de sa besogne;les ministres ne disaient que ce qu’ils vou-laient bien dire, et pour les autres, qui nese mêlaient guère de politique, ils n’avaientrien à lui apprendre. Il résulta de là ce quidevait en résulter : M. Mat s’ennuya , retournaen France au premier voyage que M. de Ponsy fit au bout d’environ deux ans , et ne revintplus à Berlin , qu’il a toujours détesté depuis.Je l’ai retrouvé à Paris en îySy, tout occupédes grands , chez lesquels il allait dîner, etsurtout de M. le maréchal de Richelieu et demadame de Mauconseil, grande amie de M. deVergennes. Je l’ai revu tel que je l’avais connu,toujours affairé, toujours important, et tou-jours occupé de lui, dont il ne reste plus qu’unsi faible souvenir. Il a eu le bonheur de mourirquelque temps avant la révolution, dont il au-rait été l’une des premières victimes. Aprèsla destruction des jésuites, M. Lallemand deBaie l’avait retiré chez lui. Lorsque le parle-ment exigea le serment de renoncer à l’institutde saint Ignace, M. Mat, qui était prof'ès, s’en