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alla à Rome; rentré en France au bout de quatreans, il fut assez heureux pour y obtenir quel-ques modiques pensions bénéficiâtes, et de-vint l’éditeur des oeuvres de plusieurs de ses an-ciens confrères, dont les manuscrits lui avaientété remis ou légués, tels que ceux du père Grif-fet, du père de Neuville, et de quelques autres.
M. le chevalier de Gaussen , Agé d’environtrente ans, était fils d’un lieutenant-colonel auservice de France . Particulièrement chéri etprotégé par le duc et la duchesse de Nivernais,il justifiait cet attachement et cet appui parson mérite, sa sagesse, une conduite aussi me-surée que régulière et une sociabilité parfaite.Ces qualités également appréciées à Berlin , l’yfirent aimer et estimer de tout le monde. Aumoment où, après onze ans de résidence, ilquitta la Prusse, il désira les portraits des da-mes dans la société desquelles il avait le plushabituellement vécu; et cette idée n’ayantblessé personne, il emporta un volume con-tenant les portraits de cinquante dames , vo-lume qu’il n’avait qu’à ouvrir pour se retrou-ver au milieu de nous. Mais si ce témoignagede confiance et d’amitié put le flatter, il duts’honorer d’une exception dont il est le seul