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Tome troisième.
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A. LA COUR DE BERLIN . 255

exemple. Frédéric, en effet, et malgré l’éti-quette, d’après laquelle on n’accordait des au-diences de congés qu’à des ministres plénipo-tentiaires , voulut en donner une au chevalierde Gaussen, le reçut avec une grâce particu-lière , le chargea verbalement de plusieurscommissions pour Paris , et bientôt le remer-cia par écrit de la manière dont il les avaitfaites. Ces faveurs, au reste, furent principa-lement attribuées à un service mémorable que,durant la guerre de la succession de Bavière ,M. de Gaussen, chargé des affaires de France en l’absence de M. de Pons, rendit à sa couret à la Prusse.

M. de Pons était fort instruit, raisonnait avecjustesse, parlait bien, et racontait avec aisance,agrément et simplicité.‘Frédéric lui témoignabeaucoup d'égards; et les attentions de ce roiajoutèrent encore à la considération que lepublic avait pour lui. Extrêmement circon-spect, il ne donna lieu à rien qui fut de natureà le découvrir ou à le compromettre. Convaincuque jamais on ne doit dire ni plus ni autrementqu’on ne sait, il se fit une si grande imputationd’homme véridique , que, vers la fin de la né-gociation de Teschen , à l’époque où le monar-