y Go MINISTRES ÉTRANGERS
» comme un oisif et un proscrit. Au lieu de«vous en aller, je vous conseillerais d’écrire à» l’instant même au roi, de lui faire un exposé«simple et fidèle de cette malheureuse affaire ,»et de lui déclarer que, soumis aux fois, et« sachant bien ce que la justice peut prononcer» contre vous, mais sachant aussi combien un«aussi grand monarque est attentif à apprécier« les intentions et les circonstances, vous at-» tendez chez vous les ordres qu’il plaira à sa«majesté de donner par rapport à vous,«également résigné, et confiant en sa dé-sinence... Vous irez à Spandaw malgré cette«lettre, j’en conviens; mais je connais le» roi , il ne vous retiendra que quelques» mois à la forteresse. Après ce terme, vous» serez rendu à vous-même et aux vôtres ; et» même cette conduite vous aura remis dans«les bonnes grâces de Frédéric. » M. de Mar-schal suivit ce conseil, fut envoyé à Spandaw,et fut libre au bout de quatre mois.
Quant au jeune Hanovrien, il avait reçu uncoup malheureux. M. de Marsohal, le plus ha-bile homme du Brandebourg dans ce genred’escrime, lui qui coupait sa balle dans la lamed’un couteau, fut cependant maladroit en cette