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Tome troisième.
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A LA COUR DE BERLIN . 2 5[

occasion: sa balle frappa à un ponce plus basqu’il n’avait voulu, et brisa la rotule de cejeune homme, qui expira au bout de trois joursdans les plus horribles souffrances.

Un jour, le bon Noël , maître-d’hôtel deFrédéric, reçut de Périgueux , sa patrie, unelettre par laquelle son frère , aubergiste en cetteville, lui demandait s’il y avait des papeterieschez le roi de Prusse, et si l’on serait bien ac-cueilli en allant en établir une. Ces ques-tions étaient proposées de la part de troisfrères , MM. Dubois , héritiers d’une papeterietrès estimée dans le Périgord , mais qui, pourêtre dirigée, n’avait pas besoin du concours detrois maîtres. En causant avec le frère de Noël ,l’un de ces trois héritiers avait eu l’idée de ve-nir former un nouvel établissement en Prusse ,et de là les questions envoyées à Berlin. Noël lut la lettre à Frédéric, qui, toujours attentif àprofiter des occasions, fit répondre , 1 ° qu’ildonnerait une pension de deux mille écus aumaître papetier pendant les premières années,et des gages proportionnés aux ouvriers qui lesuivraient; 2 Q qu’il lui ferait construireàürange-bourg, sur le Havel, à huit lieues de Berlin ,les bâtiments nécessaires pour cette entreprise,