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bâtiments, mais on eut soin de les accélérer ,et d’y multiplier les gaucheries au point qu’ilsn’eussent en aucun point la solidité requise ;après quoi on lui soutint qu’on avait suivi sesplans, et que lui seul devait porter la peine deson ignorance et de sa témérité. A ce premierembarras, on enjoignit un second : on lui dé-clara qu’il ne recevrait plus ni sa pension, ni lesappointements de ses ouvriers, qu’il n’eût en-fin mis sa fabrique en activité : on le taxa deparesse et de charlatanerie ; et d’un autre côtéon avait soin de l’empêcher sous main de seprocurer les vieux linges ou matières pre-mières sans lesquelles il ne pouvait rien faire.Les juifs même les plus pauvres refusaient degagner de l’argent avec lui. Dans cette cruelleposition, quelques amis lui dirent qu’il trou-verait à acheter des matières premières enSaxe : il se hâta d’y faire un voyage, et quandil revint avec les achats qu’il y avait faits , onle mit au cachot comme un traître, sous pré-texte qu’il était allé offrir à la cour de Dresden les mêmes services qu’il avait engagés à Fré-déric. Pendant tous ces intervalles, il avaitvécu d’emprunts : Noël lui avait prêté quelqueargent ; un coutelier nommé Humblot lui avait