2ÔO MINISTRES ETRANGERS
à l’envoyé de Vienne nos remerciements de lacomplaisance qu’il avait de nous les montrer,« Oui, dit-il, cela est si curieux que votre«excellence a tort de les montrer pour rien;«cela vaut de l’argent; et à 6 sous (2 gros)» seulement par tète , vous auriez bientôt,«outre la rentrée de l’argent que ces secrets» vous ont coûté, retiré de quoi nous donner un» second dîner. » Cette mauvaise et très mau-vaise plaisanterie blessa au vif M. l’envoyé,et le décida à ne plus voir aucun académicien.D’autres ministres étrangers se passaient trèsbien d’avoir des relations avec nous ; mais ilsn’avaient pas au moins à craindre le reproched’une inconséquence fondée sur un aussi pi-toyable motif.
M, Vanswieten ne fit d’ailleurs aucune sen-sation en Prusse. Il n’avait rien qui ne dûtfaire regretter son prédécesseur; et la courn’eut guère plus de considération pour luique la ville. Ce fut lui cependant qui négociapour l’Autriche le premier partage de la Po-logne : il eut à ce sujet quelques conférencesavec le roi. « Observez, lui disait celui-ci,» que vous 11’y gagnez que d’excellentes terres ,» et qu’il ne m’en reviendra que du sable. —