A LA COUR UE BERLIN. 297
«kespear sublime qu’en le comparant à lui-» même : Racine est sublime par comparaison« avec ses rivaux de gloire et avec nous tous.
» C’est d’après cette différence qu’il faut déci-» der de leur rang.»
Dans une autre occasion, il voulut nousprouver que la langue française, que d’ailleursil parlait fort bien, était une langue essen-tiellement pauvre, en comparaison de la plu-part des autres langues de l’Europe , et sur-tout de la langue anglaise. « Oui, lui répon-» dîmes-nous, elle est pauvre pour ceux qui» ne la savent pas ; elle l’est même pour ceux«qui l’ont étudiée, et qui manquent de génie«ou de talent. Montaigne disait que de son«temps, c’était la façon, et non l’étoffe , qui«lui manquait : et en effet, est-elle pauvre» pour les hommes de mérite ? Citez - nous«une langue plus riche pour les Rousseau et«les Paschal, pour les Bossuet et les Fénelon ,» pour tant de poètes distingués, d’orateurs«vraiment éloquents, d’historiens si instruc-» tifs et si diserts, de philosophes aussi clairs» que profonds; sans compter les genres agréa-bles, délicats et légers, où nulle autre nation« encore n’ose se comparer à nous ? » Cette