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Tome troisième.
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2 Q 8 ministres étrangers

réplique termina la dispute, qu’il ne crut pasdevoir pousser plus loin.

C’est vers le même temps que s’alluma laguerre d’Amérique . Le roi, dans une audiencepublique, lui en parla. «Eh bien, monsieur,«lui dit-il, vous voilà donc en guerre avec«vos colonies? — Sire, il y a lieu d’espérer«que nous nous raccommoderons. — Je le«souhaite sincèrement, monsieur; mais c’est«un terrible moyen de se raccommoder que» de se faire la guerre. — Nous sommes as-» surés , sire, que cette guerre se terminera«heureusement et bientôt. — Monsieur, j’ai«par malheur tant eu à m’occuper de guerre ,» qu’il peut m’être permis d’avoir à ce sujet» des opinions faites. C’est une chose effrayante« que d’être obligé de faire la guerre, même» près de chez soi : une armée a tant de besoins,«à chacun desquels il faut pourvoir souvent«à l’instant même, sous peine de tout perdre,» qu’il est bien difficile d’y suffire, quand même» on a ses ressources presque sous la main; mais«si l’armée est au bout du monde, ah! mon-» sieur, croyez-en un vieux praticien, pourvoir«cette armée de tout ce qu’il lui faut, c’est le» chef-d’œuvre de la prudence humaine. »