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Tome troisième.
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MINISTRES ÉTRANGERS

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auprès de Frédéric, des achats d’armes etautres secours. M. Elliot, les traitant toujourscomme compatriotes, fit, durant plusieurs se-maines, tout au monde pour en être regardécomme un véritable ami : il ne les quittait pas ;c’était, pour ainsi dire, leur ombre. Un soir,qu’ils venaient de sortir pour aller au specta-cle , et de là dans une maison où ils devaientsouper, on leur enleva leur cassette. Elle leurfut rapportée le lendemain, avec l’argent, lesbijoux et les lettres-de-change qu’elle conte-nait ; mais les pleins-pouvoirs et les instruc-tions quelle renfermait également ne revin-rent pas.

Tout le public regarda M. Elliot commeauteur du vol. Il n’y eut qu’un cri contre lui,d’autant plus qu’il ne fit aucune démarchepour se disculper, et feignit de ne pas mêmesoupçonner qu’on l’accusât. On croyait queFrédéric allait tonner, et venger le droit desgens si perfidement et si audacieusement violéjusqu’en sa cour et sous ses yeux : on setrompa, cette affaire n’eut aucune suite ; onn’eut pas même un mot à citer qui vînt du roi.Quelle considération politique fut assez puis-sante pour retenir ainsi Frédéric, qui était si